Virginie Mezan de Malartic

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Née en 1972 d’un père architecte et d’une mère décoratrice, elle baigne très jeune dans la peinture et le dessin.
Encouragée par ses professeurs, elle hésite néanmoins à choisir cette voie et décide finalement de prendre un chemin plus « sûr » et se tourne vers la communication.
Quelques années plus tard, en 2004, rattrapée par sa passion, elle se lance en autodidacte.

Cécile Page

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Quid de corps sans tête ?

Quid de la démarche de Cécile Page ?

Quid de la figuration ?

Ces interrogations nous amènent au statut du sculpteur.
Celui qui donne forme.
Celui qui figure.

Mais figure a aussi un autre sens, celui de face, visage.

Si l’on considère les “grosses” femmes de Cécile Page, cette population féminine aux silences assourdissants, force nous est de constater que nous sommes devant une contradiction. Cécile Page appartient incontestablement à la famille des figuratifs puisqu’elle représente des formes réalistes. Mais, issue des années 70, comment ne pourrait-elle pas poursuivre une démarche détournée à l’instar de tous ces artistes de la décennie précédente ? D’où ces masses anthropomorphes, sans figures, trop immobiles pour être honnêtes, qui suscitent à la fois le malaise et la curiosité. Pas question d’une empathie que, de toute évidence, elles refuseraient.

Elles n’en font qu’à leur tête.

Dans un air du temps spatio-temporel, Cécile Page a fait de ces femmes sans tête mais pas sans mémoire, les ambassadrices, non de l’éternel féminin, ce qui serait réducteur mais de cette humanité qui, tous genres confondus, voyage immobile vers un destin dont nul ne peut encore se figurer le visage.

Jean-Emmanuel CONIL