Exposition du 10 octobre 2013: Harry Matenaer

HARRY MATENAER PAR BETTINA RHEIMS

Harry Matenaer n’est pas un jeune photographe, il est photographe.

De cette espèce que je connais si mal: ceux qui savent se fondre et se faire oublier de leur sujet.

Mais voyez-vous, il n’est pas reporter.Capture d’écran 2013-09-26 à 20.38.10
Il n’opère pas à la manière de nos grands anciens sur le terrain public. Non, il s’installe pour un moment, une soirée,
chez une jeune femme – il les choisit plutôt jolies – et ‘se fait oublier’.
Il ne leur parle pas, ne les éclaire pas, ne leur suggère pas quoi faire.
Non, il se contente de les suivre dans l’intimité de leur vie quotidienne jusqu’à se faire totalement oublier. Cet oubli, c’est sa marque, celle d’un homme timide et modeste.
Il s’excuserait presque d’avoir du talent.

Alors le miracle se produit, elles s’abandonnent, otages de ce grand gars silencieux avec sans doute un peu de plaisir à être regardées, juste ce qu’il faut, et ses images sont magnifiques.

Moi qui me donne tant de mal pour l’obtenir cette confiance, cet abandon, qui parle, qui gesticule et qui m’emporte… Il m’a regardée faire pendant plus de dix ans chaque jour et a décidé de faire le contraire.

Bravo!

Bettina Rheims dans « la lettre de la photographie »

 

L’exposition des photographies de Harry Matenaer se prolonge les 11, 12 et 13 octobre de 11h à 19h puis du 14 octobre au 5 novembre sur rendez-vous.

Dépêche du samedi 21.09.13 19h40

Les portes sont encore ouvertes demain dimanche,
alors pourquoi ne pas profiter d’une promenade dominicale
pour passer découvrir les toiles de Virginie Mézan de Malartic?

Nous serons ravis de vous accueillir, n’hésitez pas.

(portes ouvertes le 22/09 de 11h à 19h sans interruption)

Romain Langlois

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Né en 1977 à Saint-Etienne, suit une formation artistique
qu’il interrompt pour travailler avec un architecte
sur la conception de divers projets durant trois années.

Dans un premier temps, l’artiste travaille exclusivement la terre et le plâtre
pour l’étude des corps et des visages, dans une approche dite académique
afin que la représentation ne souffre d’aucune lacune.
Il s’impose cette rigueur avant d’aborder une démarche plus personnelle.

En 1999, il se met à la sculpture de manière autodidacte en parcourant
des livres de médecine et des planches anatomiques
afin d’appréhender le corps et ses mécanismes.

En 2002 il s’intéresse au bronze pour la qualité vibratoire de cette matière
ainsi que sa pérénité.
Cet alliage a la capacité d’enfermer et de révéler l’émotion placée.

Harry Matenaer

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Né en 1967 à Aachen (Allemagne).
Harry Matenaer s’est intéressé à la photographie dès son enfance. Très tôt il commence son expérience photographique qu’il poursuivra à Paris dans les années 90, lorsqu’il décide de quitter l’Allemagne. Il a 20 ans, parcourt le monde et collabore avec de nombreux photographes pour des magazines, des commandes publicitaires, des photographies de mode… Il participe également à la réalisation de livres tout en développant son travail personnel, à l’époque surtout orienté vers le portrait.
Harry Matenaer photographie l’univers familial – tant le sien que celui de ses amis proches – et les enfants. Actuellement, il pose son regard sur l’intime, sur le quotidien de personnes qu’il photographie au hasard des rencontres.

Exposition du 19 septembre 2013: Virginie Mézan de Malartic

« Vous vous retrouverez dans bon nombre de mes toiles, je vous raconterai une histoire dont vous imaginerez la fin. »

Des personnages, debouts ou assis, généralement seuls, semblent attendre quelque chose ou quelqu’un… des éléments-verrières, canapés, baignoires – reviennent, obsédants, dans les intérieurs immenses et dépouillés ou les paysages urbains , qui caractérisent l’univers de Virgine.

Peinture ! le mot prend tout son sens ici : avec une économie magistrale de moyens, une palette resserrée autour des gris colorés et des monochromes,  cette artiste, travaillant au couteau, exalte l’ombre et la lumière en racontant des histoires à la manière d’un réalisateur, en mettant en scène sentiments et sensations, en prenant des risques  et en instillant savamment une dose de mystère,  de tension, d’humour ou de poésie.

Sait-on comment l’histoire de la vie se termine ?

Celle de la peinture est en tout cas, avec Virginie Mézan de Malartic, sous les feux de la rampe.

Bon voyage…

 

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L’exposition des peintures de Virginie Mézan de Malartic se prolonge les 20, 21 et 22 septembre de 11h à 19h puis du 23 septembre au 8 octobre sur rendez-vous.